J'utilise une montre Garmin depuis plusieurs années pour structurer mes entraînements et, surtout, pour éviter le piège du surentraînement. Au fil du temps j'ai compris que la montre n'est pas juste un gadget : elle devient un véritable coach numérique si on sait lire et interpréter ses données. Dans cet article je partage ma méthode pour adapter les séances de fractionné grâce à une Garmin, en m'appuyant sur des métriques concrètes et des réglages pratiques que vous pouvez appliquer dès aujourd'hui.
Pourquoi une montre Garmin pour le fractionné ?
Je suis convaincue que le fractionné est l'un des meilleurs moyens d'améliorer la vitesse et l'endurance. Mais mal géré, il mène vite au surentraînement. Les montres Garmin offrent des outils précieux : fréquence cardiaque, VO2max estimée, charge d'entraînement (Training Load), statut d'entraînement (Training Status), temps de récupération, Body Battery, et alertes pendant les séances. Ensemble, ces éléments me permettent d'adapter l'intensité et le volume des séances en temps réel.
Les métriques que j'utilise systématiquement
Comment définir mes zones d'entraînement
Avant tout, je calcule des zones adaptées à ma physiologie. Je n'utilise pas seulement la règle 220-age. J'applique une combinaison de tests (10 minutes à effort constant, test palier, ou utiliser un test de lactate si disponible). Ensuite je règle mes zones sur la montre :
| Zone | % FCmax | Objectif |
|---|---|---|
| Zone 1 | 50-60% | Récupération, footing très facile |
| Zone 2 | 60-70% | Endurance |
| Zone 3 | 70-80% | Seuil aérobie |
| Zone 4 | 80-90% | Seuil lactique / fractionné long |
| Zone 5 | 90-100% | Sprint / VO2max / fractionné court |
Ces zones me servent de boussole pendant les intervalles. Sur Garmin j'active la lecture de la FC sur l'écran pendant le fractionné et j'active les alertes de zone pour être sûre de ne pas dépasser.
Créer et piloter une séance de fractionné sur Garmin
Voici la procédure que j'applique presque systématiquement :
Astuce : j'active Auto Lap si je fais des fractions à la distance (par ex. 400 m) et j'utilise les alertes de pace ou de FC pour rester dans la cible. Si je suis cycliste je combine avec un capteur de puissance et des zones de puissance sur la montre pour plus de précision.
Adapter l'intensité en temps réel
Je ne suis pas robot : certains jours le corps ne suit pas. C'est là que la montre devient précieuse :
La montre me donne aussi le temps de récupération recommandé après la séance. Je respecte souvent ce chiffre : si Garmin conseille 48h, je ne programment pas une séance de VO2 max la veille d'une compétition.
Reconnaître les signes de surentraînement avec Garmin
Plusieurs signaux m'alertent :
Lorsque j'observe ces signes, je baisse le volume de 20-40% pendant une semaine, je privilégie du repos actif et des sessions courtes en zone 1-2, et je surveille la récupération via HRV et Body Battery.
Exemples concrets de séances et leurs adaptations
Intégrer les données Garmin à une vision globale
La montre apporte des données, mais je les combine toujours avec mon ressenti : qualité du sommeil, appétit, motivation, douleur ou gêne. Garmin Connect et la plateforme web me permettent de suivre les tendances sur 4 à 12 semaines. J'utilise ces courbes pour planifier des phases de charge et des semaines de récupération que j'anticipe plutôt que de subir. Si vous suivez un plan d'entraînement, synchronisez-le avec Garmin Coach ou votre entraîneur, et laissez les métriques guider les ajustements.
Enfin, n'oubliez pas que chaque montre Garmin a ses spécificités (Fenix, Forerunner, Venu...). Prenez le temps d'explorer les champs de données personnalisés et les profils d'entraînement pour que l'outil devienne réellement votre partenaire d'entraînement.